Scale Me NowSCALE ME NOW
Scale Me Now / Guides / MAP sans DSI : qui porte la migration quand personne n'est IT à temps plein
Guide

MAP sans DSI : qui porte la migration quand personne n'est IT à temps plein

Sans direction informatique à temps plein, une migration MAP reste possible. Ce qui ne l'est pas, c'est de laisser la décision sans propriétaire : AWS et le partenaire portent le dossier et la réalisation, mais le périmètre, le gel, la signature de bascule et la facture d'après restent chez vous, et doivent porter un nom.

La réponse courte : un nom, pas une fonction

Le dossier MAP ne demande pas de directeur des systèmes d'information salarié. Il demande, en pratique, qu'une personne nommée côté client puisse arbitrer : valider le périmètre soumis, tenir le calendrier engagé, et signer les bascules.

AWS instruit le dossier et prend en charge une partie du coût. Le partenaire le monte, conçoit la cible et exécute la bascule : c'est le rôle que nous tenons, avec Premaccess, partenaire AWS Select. Ce que ni l'un ni l'autre ne peut faire à votre place, c'est trancher ce qui s'arrête, ce qui attend, et ce qui part en premier.

Une direction informatique à temps partagé suffit à tenir ce rôle, à condition d'en avoir le mandat écrit. Un prestataire qui exécute sans mandat n'est pas propriétaire de la décision : c'est une équipe qui attend une réponse.

Les quatre décisions qui ne se délèguent pas

Le périmètre. Quelles applications migrent, dans quel ordre, et lesquelles restent volontairement où elles sont. Un périmètre décidé par le prestataire est un périmètre que personne ne défendra en comité.

Le gel. Pendant une vague de bascule, les évolutions fonctionnelles de l'application concernée s'arrêtent. Quelqu'un doit pouvoir dire non à la demande métier qui arrive le mardi, et l'assumer.

La signature de bascule. Le go / no-go de chaque vague : tests passés, sauvegardes vérifiées, plan de retour arrière écrit. Ce n'est pas une décision technique, c'est une décision de risque.

La facture d'après. Une fois la migration faite, la consommation cloud devient une ligne de coût vivante qui bouge tous les mois. Sans propriétaire, elle dérive, et le financement obtenu n'aura payé que le déménagement.

Qui peut porter ces décisions

Le dirigeant seul. Tenable sur un périmètre réduit, intenable au-delà : arbitrer suppose d'avoir lu l'inventaire, pas seulement la synthèse.

Un responsable informatique interne. Souvent la bonne personne, rarement disponible : la migration s'ajoute à l'exploitation courante, qui ne s'arrête pas.

Une direction informatique à temps partagé. C'est le montage qui tient le mieux dans les entreprises sans DSI : quelques jours par mois, un mandat explicite, et la même personne de la phase d'évaluation jusqu'au suivi de la facture. C'est ce que couvre notre DSI externalisée.

Un point de vigilance vaut pour les trois cas, le nôtre compris : celui qui arbitre le périmètre et celui qui facture la réalisation ne devraient pas être la même signature. Quand le même cabinet tient les deux rôles, demandez que le mandat de gouvernance soit écrit à part, avec ses propres jalons et son propre droit de dire non.

Ce qui se passe quand personne ne porte

Le symptôme n'est jamais une panne, c'est un ralentissement. Les questions restent ouvertes d'un comité de suivi à l'autre. Une application sort du périmètre parce qu'un métier a dit non en réunion, sans que l'effet sur le calendrier engagé soit mesuré.

Or le calendrier d'un dossier MAP n'est pas indicatif : ce qui est engagé à l'instruction devient contraignant, et un périmètre qui se vide en cours de route fragilise la base sur laquelle le financement a été calculé. Le détail est dans notre guide sur le programme MAP.

L'autre symptôme arrive plus tard : la double facture. L'ancienne infrastructure reste allumée parce que personne n'ose signer son extinction. C'est le poste de coût le plus systématiquement oublié, et il se paie tous les mois, nous le détaillons dans ce que coûte vraiment une migration.

Le montage minimal qui tient

Un sponsor au comité de direction. Une personne, pas un collège. Elle n'a pas besoin d'être technique ; elle a besoin de pouvoir arbitrer un conflit entre deux directions métier.

Un propriétaire de la décision informatique. Interne ou à temps partagé, avec un mandat écrit : périmètre, gel, go / no-go, budget cible.

Un référent par application. Quelqu'un qui sait ce que l'application fait vraiment, qui s'en sert, et ce qui casse si elle s'arrête une nuit. C'est la ressource la plus rare et la moins anticipée.

Un rendez-vous hebdomadaire court. Trente minutes, un ordre du jour fixe : ce qui a bougé, ce qui bloque, ce qui se décide aujourd'hui. Les migrations qui dérivent sont celles dont le comité ne se tient qu'en cas de problème.

Après la bascule, la gouvernance ne s'arrête pas

Le jour où la dernière vague passe, l'organisation de projet se dissout et le sujet redevient orphelin. C'est précisément le moment où la facture cloud commence à vivre : dimensionnement à ajuster sur la charge réelle, environnements hors production à éteindre, services managés à substituer quand c'est pertinent.

Ces décisions-là sont mensuelles et durent des années. Elles ne demandent pas un temps plein ; elles demandent un rendez-vous récurrent, un budget cible et une personne qui ouvre la facture. Une entreprise sans DSI tient très bien cela, à condition de l'avoir prévu avant la bascule et non six mois après.

Questions fréquentes

Faut-il un DSI en interne pour déposer un dossier MAP ?

Non. Le dossier s'instruit sur un périmètre, une cible et un calendrier ; il ne demande pas de directeur informatique salarié. Ce qu'il faut en pratique, c'est un interlocuteur côté client capable de valider le périmètre et le calendrier, puis de signer les bascules. Une direction informatique à temps partagé tient ce rôle si son mandat est écrit.

Le partenaire ne peut-il pas simplement tout porter ?

Il porte le dossier, la conception et la réalisation, ce qui représente déjà l'essentiel de la charge. Il ne peut pas arbitrer à votre place ce qui relève de votre activité : quelle application peut s'arrêter une nuit, quel métier attend une version, quel risque vous acceptez au moment de basculer. Un partenaire qui accepte de trancher cela seul vous expose deux fois.

Combien de temps par mois faut-il y consacrer ?

Cela dépend du périmètre et nous ne publions pas de forfait : dix applications ne demandent pas la même présence qu'un datacenter complet. Ce qui est constant, c'est le rythme : un point court chaque semaine pendant les vagues, un point mensuel sur la facture ensuite. C'est l'irrégularité qui coûte cher, pas le volume.

Qui suit la facture cloud une fois la migration terminée ?

C'est la question la plus souvent oubliée au moment de monter le dossier. Le financement porte sur la bascule, pas sur l'exploitation qui suit. Nommez dès la phase d'évaluation la personne qui ouvrira la facture chaque mois et qui aura le droit d'éteindre ce qui ne sert pas, sinon la consommation dérive pendant un exercice entier avant que quelqu'un ne la regarde.

Aller plus loin

Ce sujet correspond à notre offre Migration AWS financée (MAP), ou parlez-en directement au fondateur.

/ Contact

Parlons de votre situation.

Un échange de 30 minutes avec le fondateur, sans engagement. Réponse sous 24 heures ouvrées.

Vos données servent uniquement à traiter votre demande : ni revente, ni prospection. Politique de confidentialité.

/ Scale Me Now

Une question sur votre informatique ?

Réserver 30 minutes

Un expert vous répond sous 24 heures ouvrées.